Nouveautés en 2026
Voici ce qui changera le 1er janvier 2026
Le début de l'année est traditionnellement l'occasion de nombreux changements. En voici un petit tour d'horizon.
Augmentation du ticket modérateur pour les médicaments
À partir du 1er janvier, le minimum à payer pour les médicaments passera à au moins 1 euro par boîte pour les patients bénéficiant d'un remboursement majoré et à au moins 2 euros pour les patients assurés normalement. Cette mesure s'applique également aux médicaments de la catégorie de remboursement A qui étaient auparavant entièrement remboursés. La facture maximale sera maintenue et étendue aux catégories Cs et Cx.
Les IPP qui étaient dans la catégorie de remboursement B (contrôle a posteriori) passeront dans la catégorie Cx (contrôle a posteriori), ce qui implique un ticket modérateur plus élevé. Les IPP remboursés dans la catégorie A (contrôle a priori) pour le syndrome de Zollinger-Ellison et l'œsophage de Barrett restent dans cette catégorie. Tous les détails sont disponibles auprès du Centre belge d'information pharmacothérapeutique (CBIP).
Augmentation des honoraires de 2,72 %
Les honoraires des médecins augmenteront de 2,72 %, comme convenu dans le cadre de l'accord medicomut. Une liste de tous les honoraires peut être consultée sur le site de l'INAMI.
Handicap
Depuis le 1er janvier, les médecins généralistes sont tenus d'envoyer par voie électronique aux caisses d'assurance maladie les certificats d'incapacité de travail de plus de 14 jours et leurs prolongations. En outre, la durée maximale des certificats d'incapacité de travail est désormais fixée à trois mois.
À partir de l'année prochaine, le nombre de jours pendant lesquels les travailleurs sont autorisés à rester chez eux sans certificat médical ne sera plus que de deux jours (contre trois auparavant). À partir du troisième jour de maladie, les travailleurs devront être en mesure de présenter un certificat de maladie officiel délivré par un médecin.
Les salariés qui reprennent le travail après une longue période de maladie et tombent à nouveau malades ne pourront retrouver leur salaire intégral garanti qu'après huit semaines. Actuellement, la règle veut que ceux qui reprennent le travail après une maladie d'au moins deux semaines aient droit à un mois de salaire garanti lorsqu'ils reprennent le travail. L'employeur verse également un salaire complet pendant les 30 premiers jours de maladie. Ce n'est qu'ensuite que l'employé bénéficie d'une indemnité de maladie moins élevée de la part de la caisse d'assurance maladie, qui s'élève à environ 60 % du salaire brut.
Maximum à facturer
Le maximum à facturer (MAF) pour les soins psychiatriques de longue durée sera étendu. Les personnes admises dans un hôpital psychiatrique pour des problèmes psychiatriques perdaient auparavant cette protection après 365 jours. Pour les patients souffrant d'affections physiques, il n'y a pas de limite de temps. À partir du 1er janvier, l'écart entre les affections physiques et psychiatriques sera comblé par l'extension du MAF.
Aliments malsains
L'âge limite de la publicité pour les aliments malsains destinés aux jeunes passera de 13 à 16 ans. La publicité est également interdite à proximité des écoles. La seule exception concerne les produits qui répondent à certains critères de santé. Les produits alimentaires tels que les chips, les glaces, les boissons gazeuses, le chocolat et les bonbons ne sont de toute façon pas concernés. Les règles s'appliquent à toutes les entreprises alimentaires, aux commerçants, aux supermarchés, aux traiteurs et aux chaînes de restaurants. L'interdiction de la publicité dans un rayon de 150 mètres autour des écoles primaires et secondaires et les nouvelles lignes directrices pour le marketing via les médias sociaux sont également nouvellement d'application. Ces règles s'appliquent à tous les médias (télévision, radio, cinéma, Internet, etc.) lorsque l'audience est composée d'au moins 30 % de jeunes.
Interdiction des suppléments
L'interdiction des suppléments d'honoraires dans les soins ambulatoires pour les patients socialement et financièrement fragiles, déjà introduite en 2025 pour certains patients, sera prolongée à partir du 1er janvier 2026. Plus précisément, l'interdiction garantit que les personnes bénéficiant d'une intervention majorée pour les soins ambulatoires ne se verront pas facturer de suppléments d'honoraires. En 2025, l'interdiction ne s'appliquait qu'aux patients ayant automatiquement droit à une allocation majorée. À partir du 1er janvier 2026, elle s'appliquera à tous les patients bénéficiant d'une allocation majorée, y compris les patients dont le revenu familial ne peut dépasser une certaine limite.
Médicaments innovants
Grâce à la nouvelle procédure "Early and Equitable Fast Access" (EEFA), toute personne ayant besoin d'un traitement médical avec un médicament innovant, qui n'a pas encore été approuvé par l'Union européenne, peut désormais compter sur une allocation. Grâce à cette nouvelle procédure, un médicament aura déjà accès au marché belge dès que des études cliniques auront démontré son potentiel pour une affection pour laquelle il n'existe pas encore de traitement. La procédure permet également aux thérapies innovantes qui bénéficient déjà d'une recommandation positive d'être remboursées rapidement aux patients. Elle se concentre sur les médicaments dont les besoins médicaux non satisfaits sont importants.
Zone tampon contre les pesticides
À partir du 1er janvier, les écoles, les centres de soins résidentiels, les établissements de soins et les crèches disposeront d'une zone tampon de 10 mètres où les pesticides ne pourront pas être utilisés.
Obligation de porter la ceinture de sécurité
Les personnes bénéficiant d'une exemption du port de la ceinture de sécurité datant d'avant le 1er mars 2022 devront obtenir un nouveau certificat à partir du 1er janvier 2026. Pour obtenir cette nouvelle dispense, une nouvelle demande doit être introduite auprès du Service public fédéral Mobilité et Transports. Pour ce faire, un nouveau certificat médical est nécessaire. Des exemptions peuvent notamment être accordées aux personnes souffrant de graves problèmes aux côtes, aux poumons et au larynx. Bien qu'il n'existe pas de liste légale de conditions, c'est au médecin qu'il incombe de décider qui remplit les conditions requises. Une exemption coûte 23 euros et est valable pour une durée maximale de 10 ans. Par la suite, l'exemption peut être prolongée si nécessaire, mais cela nécessite un nouveau certificat médical.