Sous la supervision de l'ECDC
Exercice-test de réponse à une épidémie de fièvre hémorragique
Le SPF Santé publique a organisé un exercice réunissant plusieurs organisations partenaires afin de tester la capacité de réaction face à l'apparition d'une maladie inconnue en Belgique. Parmi les participants figuraient notamment Sciensano, les autorités régionales de santé, la SNCB, Brussels Airport, l'armée et l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
C'est la première fois qu'un tel exercice est organisé en Belgique au niveau national avec des partenaires internationaux. L'initiative émane du SPF Santé publique, qui souhaitait tester la procédure prévue en cas de fièvre hémorragique virale, notamment provoquée par les virus Marburg ou Ebola.
L'exercice s'est déroulé sous la supervision du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).
"Jamais vraiment totalement prêt"
Le scénario fictif mettait en scène deux employés d'ONG rentrant du Soudan du Sud après avoir été contaminés par le virus Ebola.
L'un d'eux présentait des symptômes et regagnait son domicile à Malmedy. L'autre, encore asymptomatique, retournait d'abord dans son appartement à Anvers, avant de se rendre chez sa mère dans un établissement de soins résidentiel. Il oubliait également son téléphone portable, ce qui le rendait injoignable et introuvable pour les autorités.
Les différents participants recevaient les informations de manière fragmentée et au compte-gouttes.
Les différents participants recevaient les informations de manière fragmentée et au compte-gouttes. L'objectif était qu'ils réagissent comme ils le feraient dans l'exercice de leurs fonctions.
"Tous les participants ont pris part très activement à l'exercice et ont interagi entre eux", souligne Bart Hoorelbeke, organisateur de l'exercice. Ce dernier a rédigé le scénario en collaboration avec l'ECDC. "Les remarques pertinentes et critiques concernant la coordination intersectorielle et l'échange d'informations seront intégrées dans un plan amélioré dans un avenir proche."
Selon Dirk Ramaekers, président du comité de direction du SPF Santé publique, la Belgique a beaucoup appris de la crise du coronavirus. "Nous sommes désormais mieux préparés aux épidémies, mais on ne peut jamais être totalement prêt", conclut-il.