Mpox : la Belgique actualise sa stratégie vaccinale
Le Conseil supérieur de la santé a mis à jour sa stratégie vaccinale contre le mpox, sur fond d’émergence du clade Ib et de transmissions autochtones observées dans plusieurs pays européens. Le document privilégie une approche ciblée, centrée sur les groupes les plus exposés, plutôt qu’une vaccination large de la population.
En pratique, la vaccination pré-exposition est recommandée en priorité pour les personnes ayant des partenaires sexuels fréquemment changeants, notamment les utilisateurs de PrEP, les personnes vivant avec le VIH, les travailleurs du sexe, les HSH et les personnes transgenres présentant des comportements à risque. La prophylaxie post-exposition reste, elle, prévue pour les contacts étroits de cas confirmés, probables ou suspects, idéalement dans les quatre jours suivant l’exposition.
12 centres de référence
Le CSS prévoit que l’administration des doses se fasse dans les 12 centres de référence VIH, dans les cliniques du voyage qui leur sont liées, ainsi qu’au sein d’organisations communautaires actives auprès des travailleurs du sexe. L’objectif est d’intégrer cette vaccination aux consultations de santé sexuelle déjà existantes, sans créer de campagne séparée.
Le rapport souligne aussi que le vaccin MVA-BN présente une bonne tolérance et une efficacité substantielle contre les formes symptomatiques et les hospitalisations. En revanche, aucun rappel n’est recommandé à ce stade, faute de preuves suffisantes d’un bénéfice clinique clair.
Source : Conseil supérieur de la santé, avis n° 9900, mars 2026. (uniquement en anglais)