Réforme hospitalière
« Des soins maternels sûrs, de qualité et efficaces »
La sécurité, la qualité, l’expertise et l’accessibilité doivent occuper une place centrale dans la réforme des hôpitaux en général et des maternités en particulier. « Des soins maternels sûrs, de qualité et efficaces doivent constituer le point de départ », affirment l’Association professionnelle belge des médecins spécialistes en anesthésie et réanimation (APSAR) et l’Association flamande d’obstétrique et de gynécologie (VVOG).
Selon ces associations, la réorganisation de l’offre obstétricale est « nécessaire pour continuer à garantir, à l’avenir, des soins sûrs, de qualité et accessibles à la mère et à l’enfant ». « Un accouchement se déroule généralement sans problème, mais peut à tout moment évoluer vers une situation aiguë, potentiellement mortelle. Des complications inattendues exigent parfois une intervention rapide et coordonnée », souligne Koen Traen, président de la VVOG.
Efficacité et durabilité
La VVOG et l’APSAR souscrivent au principe selon lequel les maternités doivent disposer d’un volume d’activité suffisant pour mobiliser l’expertise, les infrastructures et les ressources humaines de manière efficace et durable. Le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) a calculé qu’une maternité doit réaliser environ 557 accouchements par an pour ramener son coût par accouchement au niveau de celui des maternités les plus efficaces. Le groupe d’experts chargé de la réforme du paysage hospitalier a traduit ce seuil en une référence de 600 accouchements par an.
« Nous considérons ces 600 accouchements comme un volume de référence étayé et défendable. Un volume suffisant contribue également au maintien de l’expertise clinique et permet de mobiliser plus durablement des professionnels de santé devenus rares », explique Koen Traen.
Un volume de référence
Pour les deux associations, le volume d’activité ne peut jamais constituer le seul critère. « L’accessibilité, la qualité et la sécurité des patients doivent toujours être prises en compte. Une réforme ne peut pas simplement aboutir à la disparition de maternités. Une éventuelle concentration doit s’accompagner d’un solide réseau régional de soins, avec des accords clairs concernant notamment l’orientation et le transfert des femmes enceintes et des nouveau-nés, ainsi que les capacités de transport », poursuit Koen Traen.
Les associations plaident donc en faveur d’une réforme qui considère la sécurité, la qualité, l’expertise, l’accessibilité et l’efficacité comme un tout indissociable. « Les 600 accouchements par an constituent une référence importante et scientifiquement étayée, mais il faut toujours les apprécier au regard du contexte géographique et de la possibilité de garantir des soins sûrs 24 heures sur 24, sept jours sur sept », souligne le président de la VVOG. « Ce n’est pas le nombre de maternités qui détermine la qualité des soins maternels, mais leur capacité à garantir des soins sûrs, de qualité et dispensés en temps opportun. »