AFMPS : augmentation du nombre d’effets indésirables de médicaments signalés
Moins de signalements concernant des médicaments temporairement indisponibles
L’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) a reçu l’année dernière 8 730 signalements d’effets indésirables liés aux médicaments, soit près de 2 000 de plus qu’en 2024. Le nombre de signalements de médicaments temporairement indisponibles a, en revanche, diminué. C’est ce qui ressort du rapport annuel de l’agence.
Selon l’AFMPS, cette augmentation ne signifie pas nécessairement que les médicaments posent davantage de problèmes de sécurité. Elle pourrait s’expliquer par une meilleure transmission des signalements à l’agence.
« Cette hausse s’explique notamment par des actions de sensibilisation auprès des pharmaciens et par des signalements du Centre Antipoisons concernant des problèmes spécifiques », précise l’AFMPS.
À la fin de l’année dernière, l’agence avait par exemple publié une mise en garde concernant le dosage correct, à l’aide d’une pipette doseuse, de la rispéridone, un médicament utilisé notamment contre les hallucinations.
En 2021, les signalements d’effets indésirables avaient atteint un pic exceptionnel, avec plus de 43 000 notifications. Environ 96 % concernaient alors des effets indésirables potentiels des vaccins contre la Covid-19.
Moins de cas d’indisponibilité
L’année dernière, l’AFMPS a reçu 2 449 signalements d’indisponibilité, soit 21 % de moins qu’en 2024. Dans près de la moitié des cas (47 %), un retard de production était en cause.
L’AFMPS considère qu’un médicament est indisponible lorsqu’une commande portant sur un conditionnement précis ne peut pas être entièrement livrée dans les trois jours ouvrables. Cela ne rend pas nécessairement le traitement impossible : des solutions de remplacement existent souvent, comme d’autres conditionnements.
Pour 150 conditionnements, l’indisponibilité était critique. Cela signifie que les médicaments disponibles en Belgique étaient inexistants ou insuffisants pour pallier la pénurie. Dans ce cas, l’agence examine la possibilité de distribuer temporairement en Belgique des conditionnements destinés à l’étranger.
Le service de communication de l’AFMPS précise que, pour 140 de ces 150 signalements, un médicament équivalent a pu être importé. « Pour les dix autres, l’importation s’est avérée impossible ou insuffisante, et des mesures supplémentaires ont été nécessaires sur la base des recommandations d’experts », indique l’agence.
Il s’agit de dix conditionnements de médicaments : plusieurs peuvent donc concerner un même médicament.
L’année dernière, la Belgique n’a pas dû recourir au mécanisme européen de solidarité, qui permet aux États membres de s’entraider. Ce dispositif constitue une solution de dernier recours. En 2024, la Belgique avait dû y avoir recours à sept reprises.