Psychologie

Vandenbroucke X Lescrenier

Santé mentale des jeunes: nouveau dispositif pour éviter les ruptures de soins

Le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke et la ministre de l’Aide à la jeunesse, Valérie Lescrenier, ont annoncé un renforcement structurel des équipes mobiles de crise. L'objectif, pour le corps médical, est de garantir une prise en charge coordonnée entre psychiatrie et aide à la jeunesse, directement dans les milieux de vie des patients, pour tenter de stabiliser les situations les plus complexes.

C.V. - 13 mei 2026

Frank Vandenbroucke
Le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, et la ministre de l’Aide à la jeunesse, Valérie Lescrenier.

Pour le clinicien, la prise en charge des jeunes en grande détresse psychologique se heurte souvent à une frontière quasi étanche entre le secteur de la santé mentale et celui de l’aide à la jeunesse. Cette déconnexion est à l'origine de nombreuses ruptures de parcours... et d'hospitalisations d'urgence qui pourraient pourtant être évitées.

Le nouveau dispositif, annoncé ce lundi 11 mai suite à une visite  à l’IPPJ de Saint-Servais (Namur), vise précisément à faire sauter les obstacles en déployant dans les provinces des équipes mobiles renforcées et plus souples entre les différents secteurs.

L'ADN de la réforme repose sur une approche de terrain : il ne s'agit plus de déplacer le jeune vers une structure de soins, mais d'amener l'expertise psychiatrique là où il se trouve. Une proximité essentielle pour Frank Vandenbroucke : « Lorsqu'un jeune est en situation de détresse psychique, il est essentiel de pouvoir intervenir rapidement, de manière coordonnée et au plus proche de son milieu de vie. En renforçant les équipes mobiles existantes et la collaboration entre santé mentale et aide à la jeunesse, nous voulons éviter que certains jeunes ne passent entre les mailles du filet. »

Des trinômes mixtes pour une intervention de crise ultra-rapide

Coppieters Lescrenier
Le ministre Yves Coppieters était également présent lors de l'annonce à Namur.

La grande nouveauté réside dans la composition des équipes mobiles de crise. Dès le dernier trimestre de cette année, les réseaux seront renforcés par des trinômes spécifiques: chaque équipe sera composée de deux professionnels issus du secteur de la santé publique et d'un professionnel issu du secteur de l'aide à la jeunesse.

Ce mélange de compétences devrait permettre de traiter simultanément les troubles psychiques et les difficultés éducatives ou sociales, souvent indissociables lors d'une crise aiguë (risques suicidaires, troubles du comportement sévères, ruptures familiales).

Sur le plan opérationnel, le renforcement représente 18 équivalents temps plein supplémentaires pour Bruxelles et la Wallonie. Le fédéral finance 12 ETP (soit 2,1 ETP par réseau, incluant quatre heures hebdomadaires de pédopsychiatre) et la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) 6 ETP issus de l'aide à la jeunesse. Ces équipes auront pour mission d'évaluer la situation en urgence, de désamorcer les crises dans les services résidentiels ou les IPPJ, et de construire des plans de stabilisation sans attendre une éventuelle escalade vers une prise en charge hospitalière, lourde.

Prévention et première ligne : une intégration renforcée avec les AMO

Parallèlement à l'intervention de crise, le dispositif prévoit une intensification de la première ligne psychologique.

Pour le médecin généraliste ou le pédiatre, cela signifie une meilleure détection précoce avec les services d’Aide en Milieu Ouvert (AMO). Ces services de proximité seront désormais mieux connectés aux psychologues de première ligne via la convention INAMI. L'idée est d'organiser des interventions collectives de psycho-éducation et des consultations rapides directement dans les lieux fréquentés par les jeunes pour éviter que des « signaux faibles » ne se transforment en crises ouvertes.

Question investissement financier, le niveau fédéral mobilise 1,5 million d’euros par an pour les réseaux de Bruxelles et de Wallonie (cinq wallons et un bruxellois), complétés par 500.000 euros de la FWB. Une adaptation législative est également prévue pour faciliter les collaborations entre les AMO et les psychologues de première ligne.

Ce cadre doit permettre de garantir aux praticiens que les jeunes patients bénéficieront d'un meilleur accompagnement afin de réduire le recours aux mesures d'observation protectrices et aux hospitalisations répétées.

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